aslec

association sierroise de loisirs et culture


Historique

Synthèse historique 1960 - 1980 

1941 Fondation de la maison des jeunes

1950 Bâtiment rénové mis à disposition des mouvements de jeunesse de la paroisse. Lieu de réunion. Idéologie chrétienne, esprit communautaire. Premiers tâtonnements

1960 Exposition. Les groupes organisateurs continuent de se réunir sous le nom Expo. But: résoudre le problème des loisirs des jeunes sierrois "la maison des Jeunes aux Jeunes!". Don de la municipalité : Fr. 10'000.—

1963 Bibliothèque, salle de loisirs (jeux), ciné-club, rencontres. Premier débats sur : loisirs actifs ou de consommation. Parallèlement à Ste-Croix (locaux P.C.). Club des Bons Copains (CBC). Bénévolat idéaliste

1964 Création du L.E.C. (Loisirs et Culture) regroupant Expo et CBC. Idée d'une animation avec un permanent (concierge plutôt qu'animateur)

1965 Le centre de Muraz rejoint le LEC. Le 8 septembre, l'équipe prend pour nom l'ASLEC. Pas de statuts, mais une structure (comité avec représentant de chaque service). Demande de Fr.11'000.-- refusée : la commune veut traiter avec la Fondation de la Maison des Jeunes.

1966 Enquête auprès des jeunes (16-25 ans) : élaboration d'un programme d'animation (bibliothèque, ciné.club, excursions, jeux, soirées…). Règlement de maison. Dossier élaboré avec la FMJ pour financement communal.

1966 Premier numéro du journal Synthèse, labo-photo, théâtre, cabaret, conférence, expos…

1967 Approbation des statuts lors de l'A.G. de l'ASLEC le 17 janvier. Comité jeune (18 - 23 ans), mais ouverture aux adultes. Ambition régionale. Se laïcise. Exposition Arts et Loisirs avec l'AVALEC. Nouvelle demande de subsides, notamment pour un poste d'animateur (ultimatum, sans réponse au 31 décembre). Professionnalisme en gestation

1968 Subside de Fr. 7'500.-- pour la FMJ pour engager un animateur. Salaire de Fr. 800.-- par mois, à plein temps, en formation. Ouverture des activités aux adultes "Automne culturel 1968"

1969 Participation de l'ASLEC à l'EXPO 53 (JCE). Expérience d'intégration des jeunes de Notre Dame de Lourdes. Proposition à la commune d'une politique globale en matière socio-culturelle.

1970 Crise avec la FMJ, renvoi de l'animateur, puis réengagé (médiation de l'AVALEC) à plein temps avec auxiliaire à mi-temps. Professionnalisme confirmé - essor et stabilisation

1971 Projet d'Auberge de Jeunesse… Premier "mémento sierrois" réalisé avec la JCE

1972 Réflexion, ouverture vers l'extérieur.

1973 Plus de 400 membres et 17 activités. Projet de télévision locale et d'un centre d'information régional. Subside de Pro Juventute : Fr. 35'000.-- (offset et centre TV). Déficit plus grand que prévu…

1974 Grande crise, conflits avec la FMJ, la commune. Document "ASLEC?". Cotisation passe de Fr. 10.-- à Fr. 20.-- pour les jeunes et à Fr. 30.-- pour les adultes. L'ASLEC déménage à l'Avenue du Marché, divorce avec FMJ.

1975 Aménagement, négociations avec la commune qui veut que l'ASLEC se centre sur les jeunes. Questionnaire à la population (962 questionnaires valables). L'animateur adjoint doit partir.

1976 Vers plus d'activités indépendantes. Ouverture de la Bibliothèque Municipale (FMJ). Couverture des élections municipales par le Centre Vidéo

1977 Premier cahier des charges de l'animateur. 31 activités dont 15 indépendantes, 14000 personnes accueillies…

1978 Stabilisation

1979 Participation à rencontres internationales. Accrochages avec la municipalité (réunions politiques).

1980 Départ de Marc-Antoine Biderbost. On ne trouve qu'un animateur à mi-temps. 314 membres cotisants, dont 4 collectifs. 

1980 – 1986 L’animateur auxiliaire est engagé à plein temps. Consolidation des activités existantes avec un accent particulier mis sur le développement de la TV locale qui a vu le jour déjà en 1975. Par la suite Canal 9 devient une association indépendante.

1986 – 1988 La nouvelle animatrice doit en premier lieu faire face à des problèmes financiers importants de l’association et avec l’aide du bureau doit régler un découvert de Fr 33’000.—

1988 – 1993 L’animatrice engagée re dynamise le secteur de l’accueil des jeunes en aménageant le nouvel appartement du concierge des Anciens Abattoirs. Grâce à son intervention, des groupes de musique peuvent occuper les locaux du site en toute légalité et non plus en qualité de squatter. Elle participe également à la constitution du mouvement politique « alternative jeunes ». Ce mouvement se propose de défendre le projet des anciens abattoirs et contre toute attente cinq de ses membres sont élus au Conseil Général, et cela a une incidence très positive sur le développement de ce projet. L’ASLEC connaît ensuite une période de transition avec l’engagement d’une animatrice sans expérience.

En 1994, un animateur et une animatrice sont engagés à mi-temps. Ce couple s’investit principalement dans l’accueil des jeunes ainsi que dans le projet du déménagement des activités du centre dans les nouveaux locaux de la Trouvaille que la communes a achetés et rénovés. 

Résumé réalisé par Marithé Nanchen, animatrice depuis de nombreuses années... 

Dans les pays francophones, l'animation socioculturelle prend sa source dans les mouvements chrétiens de jeunesse paroissiale, sociétés sportives, musicales. Une certaine animation existe donc, ce qui est nouveau cependant, c'est qu'on parle et que le professionnalisme se crée avec des écoles notamment à Lausanne et à Genève. Les années soixante engendrent un contexte social nouveau avec :

  • L'émergence d'une civilisation de loisirs
  • Un urbanisme croissant nécessitant des structures de prévention
  • L'animation est de plus en plus définie comme une action éducative complémentaire à la famille et à l'école.

L'histoire socioculturelle de Sierre avant les années soixante ne représente pas de différences fondamentales avec l'évolution d'autres villes suisses et en France. En 1950 la fondation de la Maison des Jeunes met à disposition ses bâtiments aux mouvements de jeunesse partageant une idéologie chrétienne. L'ASLEC d'aujourd'hui résulte d'une évolution parfois houleuse et trouve son origine en 1960 grâce à Marc Biderbost. Dès sa conception, le défi est de pouvoir faire accepter à la commune une idée globale d'animation. Si les premiers balbutiements de l'ASLEC s'articulent autour d'une maison des jeunes pour les jeunes, très vite elle souhaite s'ouvrir à toute la population avec le souci de favoriser les loisirs actifs et non la simple consommation. Dans un premier temps, l'ASLEC a mis sur pied une bibliothèque, un ciné club, un labo photo, un théâtre, des conférences, des expos et un journal culturel… Les années soixante sont marquées par un bénévolat idéaliste très fort avec l'adoption de statuts constituant l'association en 1967. A cette époque, l'association est composée d'un comité de très jeunes actifs qui se mobilise pour une ouverture plus marquée aux adultes. Avec l'engagement d'un animateur à plein temps, puis son renvoi et son réengagement grâce à la pression de la population sierroise et de la médiation de l'AVALEC, l'ASLEC vit quelques années difficiles. Suite à la scission avec la Fondation de la Maison des Jeunes et de son déménagement à l’Avenue du Marché, l’ASLEC vit une période de professionnalisme confirmé avec l’essor et la stabilité de ces activités. Sous son nouveau toit, l’ASLEC regroupe 31 activités dont 15 indépendantes et accueille jusqu’à 14000 personnes par année.



L'Aslec c'est

une maison de 16 clubs et associations qui en ont fait leur point d'ancrage. Inscrite depuis longtemps dans le tissu social et alternatif sierrois, l'Aslec perpétue sa mission d'ouverture et d'accueil

Adresse

rue de la Monderèche 1
3960 Sierre
Téléphone 027 455 40 40
Email info@aslec.ch

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