aslec

association sierroise de loisirs et culture


1997-2020 La Prise de la Trouvaille

 

Dès 1997, l’Aslec prend donc possession de ses nouveaux lieux. Bien qu’excentré du centre névralgique de la Cité, cette nouvelle position permet d’une part de se rapprocher du bâtiment des Anciens Abattoirs et d’autre part évite les désagréments rencontrés au Marché, soit les nuisances sonores et de voisinage avec les habitants. A la Trouvaille, de l’autre côté des chemins de fer, entre les rails et le cimetières, l’Aslec poursuivra donc son évolution.

En 1997, l’Aslec reprend en charge la programmation des cours de parascolaire et aura ainsi la chance de pouvoir approcher les enfants de 6ème primaire et du Cycle d’Orientation.

En 1998 naissent les Tables du Cœur. Lancée par Caritas avec différents partenaires (ASLEC ; CMS ; LVT,…) ces tables ont pour but de rassembler autour de l’assiette des personnes dans la précarité, que cette dernière soit sociale, financière ou affective. Car à Sierre comme ailleurs, les méfaits du chomage engendrent de plus en plus de situations difficiles à vivre.

En 1999, un sport créé beaucoup d’enthousiasme chez les jeunes, le roller. L’Aslec coache donc une équipe de jeune pour la construction d’un RollerPark. Au niveau des adultes, l’offre s’épanche également avec des cours de découverte de saveurs, de théâtre, de photographie, d’escrime,…

La scène alternative connaît également un essor. La Cour des Miracles est installée au Centre-Ville et au niveau musique, l’Unplugged réuni chaque fin d’année de nombreux mélomanes. La Disco Steak a pris son envol et l’Aslec a la charge du bâtiment des Anciens Abattoirs depuis 1997.

 

L’émergence de la scène musicale

La culture alternative musicale est bien présente en ces fins d’années 1990. En 1999, un groupe de jeunes décident de créer l’association Artsonic. En 2001, l’Hacienda est inaugurée et les Anciens Abattoirs reprennent vie. Locaux de répétition, salle de concert, création du Barbus Festival, proximité avec le RollerPark ou encore le calcetto, participation au projet de la Strange Night, des Unplugged. Les locaux des Anciens Abattoirs sont emplis d’une énergie folle malgré la vétusté des lieux. Différents rapports sont remis au Conseil Municipal afin de permettre à ce lieu de devenir plus salubre et pour y faire une maison de la musique.

De cette énergie naissent de nombreux concerts avec des groupes du coin, mais aussi la volonté pour toute une jeunesse de créer des projets. Successivement naissent l’Association Sierre secoue la Bande Dessinée, le Festival Tohu-Bohu puis quelques temps plus tard le Week-end au bord de l’eau et l’association des Mains Vertes. La jeunesse est bien dynamique dans la région et les Anciens Abattoirs et l’Aslec comme grand frère en sont également pour quelque chose.

En 2005, l’Aslec fête son 40ème rugissant. Outre le phare monté devant le bâtiment en collaboration avec l’artiste Jean-Jacques Le Joncour, la fête se passe dans les alentours de l’Aslec et s’organise en lien avec les associations de la Maison (Artsonic notamment) mais aussi avec le club de unihockey et une toute jeune association née des cendres de la BD, « Sierre secoue la Bande Dessinée ». Durant trois jours, ces entités font la part belle à la culture sierroise en animant de différentes façons tant les anciens abattoirs, les caves provins ainsi que le Petit-Bois.

 

D’une ouverture à tous… vers des publics cibles

L’Evolution du monde a toujours eu des répercussions sur le fonctionnement de l’Aslec. De l’émancipation de la jeunesse à la fin des années 1960 à l’émergence des nouvelles technologies, en passant par les secundos italiens au Marché en 1980, les différentes crises économiques, l’apparition du chômage ou encore les différentes guerres et conflits ouverts ont eu des effets sur le fonctionnement du Centre.

A la fin des années 1990 et le début des années 2000, l’Aslec voit apparaître dans ses locaux différentes vagues de jeunes provenant pour la plupart des pays de l’Ex-Yougoslavie et de Somalie. Ces arrivées correspondent aux mouvements migratoires forcés dus aux guerres dans leur pays respectifs. Ces jeunes, victimes collatérales de ces guerres, débarquent dans un nouveau pays. L’Aslec servira à ce moment de lieu d’accueil et de socialisation, notamment par le biais de la culture Hip-Hop permettant l’expression de leur vécu à travers la musique.

Les vagues migratoires ne sont pas toujours forcées. L’immigration pour le travail, notamment pour le cas de la migration portugaise marque aussi le fonctionnement de l’Aslec, tant au niveau des animations socio-culturelles que pour les accompagnements individuels. La mixité de la société et des différentes cultures sont complexes et demandent des attentions particulières. D’une ouverture à toute la population, l’accueil se résume de plus en plus à prendre en charge des groupes spécifiques plus à risque. A cet effet, c’est en 2005 que le terme « éducation » prend son essor, notamment par l’engagement d’un médiateur social.

 

L’éducation de rue à la prévention scolaire

Comme réponse à ces vagues migratoires mais également au constat des situations toujours plus complexes en lien avec la jeunesse, un projet pilote est mené en ville de Sierre dès 2004. Co-financé par la Ville de Sierre, la Fondation Hafen et Pro-Juventute, est poste à 50% est créé pour de la médiation.

Les résultats de ce projet pilote sont prometteurs, ils contribuent à calmer le sentiment d’insécurité et à prévenir les incivilités, le vandalisme et autres troubles. Il s’agit à la fois de résoudre les conflits et de rétablir le dialogue entre les autorités, les parents et les jeunes, entre les Suisses et les étrangers. A la fin de ce projet pilote, l’éducateur est définitivement engagé à l’Aslec. L’éducation entre formellement dans les murs du Centre pour la première fois.

En 2011, vue l’augmentation des demandes, un deuxième poste en éducation est mis au concours. Les deux postes en travail social hors murs sont pourvus par un duo qui sera à l’origine du développement de différents projets en lien avec les écoles (prévention du harcèlement notamment), participant ainsi activement à la prévention dès la 5H et jusqu’au 11CO, par le biais de programmes de prévention ciblés en fonctions de besoins et en collaboration avec les partenaires gravitant à l’école (DE, Délégué Jeunesse, Professeur, Préfet, CIO,…)

 

Des nouvelles technologies au Hors Murs

Outre les crises migratoires, une révolution est en cours au niveau mondial. Cela va également entrer dans les centres de loisirs qui étaient alors le lieu de rencontre par excellence de la jeunesse. Cette révolution, c’est l’apparition des téléphones portables à la fin des années 90. Au départ occasionnels, ils deviennent la norme dans la moitié des années 2000, et leur utilisation se renforce notamment avec l’apparition des premiers smartphones, de l’internet haut-débit, de l’émergence des réseaux sociaux avec comme initiateurs facebook, puis des autres réseaux sociaux … Bref, le monde vit une révolution et le rôle des centres de loisirs va devoir évoluer…

En effet, les jeunes se rencontrent moins dans les Centres et plus dans la Ville… et bien allons les rencontrer dans la rue. Ainsi nait la volonté de sortir des murs, d’aller à la rencontre, au lieu d’attendre que les gens viennent…

L’énergie, durant cette période, est essentiellement mise auprès du public jeune. Les animateurs engagés ont le profil pour ce public. Les adultes sont toujours dans la maison mais les clubs et associations n’entretiennent plus vraiment de liens avec l’équipe en place. De même, l’Aslec n’est plus trop présente dans les murs des Anciens Abattoirs, par le fait que les différentes Associations sont autonomes… Par contre, la culture parascolaire augmente dans le sens qu’en 2007, elle s’ouvre aux 7H et en 2009 aux 3H. Les besoins en loisirs ne sont plus auprès des ados, mais des plus jeunes.

 

La crise de la cinquantaine ! et un nouveau départ

L’Aslec a grandi vite, trop vite peut-être. De 2 personnes à 50% et une réceptionniste pour débuter le siècle, l’Association se retrouve à 6 collaborateurs en 2010 (1 secrétaire, 3 animateurs, 1 éduc, 1 concierge). A la veille de son cinquantième anniversaire, pour la première fois de son histoire, l’Aslec engage une personne à sa tête.

L’année 2015 est une grosse année avec près d’un évènement par mois pour fêter son 50ème. Après ce jubilé, la gueule de bois est à la hauteur de la fête. Des tensions naissent au sein de l’équipe et celle-ci va vivre une transition durant 3 années. Dans le même temps, un projet pilote mené avec la HES et les communes avoisinantes tend à démontrer les besoins en terme d’animations jeunesse dans les communes avoisinantes. L’Animatrice travaille ainsi à Anniviers, Grône et Chippis. Au terme de son mandat, elle garde un 50% dans les communes d’Anniviers et de Chippis.  Quant à Grône, un 30% est occupé dès 2017 par un animateur.

Au niveau des nouveaux projets, une réflexion est menée en lien avec les enfants plus jeunes. Un projet de Terrain Aventure voit le jour en 2019 pour les enfants de 6-12 ans. De même, la fin de travaux du Complexe Sud offre à l’Association un nouvel écrin, le Jardin du Séquoia, qui s’inscrit comme un lieu potentiellement intéressant dans la création, le maintien et le développement du lien à travers la population de la Cité.

En septembre 2019, la dernière rescapée des années 2000 décide de quitter l’Aslec. Après près de 20 ans passés dans les murs, la directrice souhaite donner un nouvel élan à sa vie professionnelle. Pour la remplacer, une nouvelle direction est nommée ainsi qu’une collaboratrice administrative.



L'Aslec c'est

une maison de 20 clubs et associations qui en ont fait leur point d'ancrage. Inscrite depuis longtemps dans le tissu social et alternatif sierrois, l'Aslec perpétue sa mission d'ouverture et d'accueil

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Adresse

rue de la Monderèche 1
3960 Sierre
Téléphone 027 455 40 40
Email info@aslec.ch

IBAN: CH23 0900 0000 1900 2855 2

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